dimanche 22 janvier 2012

Monologues avec variations sur un air démocratique (II)


La haine, la violence, l'apparente puissance des armes, ne résolvent rien à long terme. Tout cela ne sert que les industriels de l'armement, les illuminés du pouvoir, les fanatiques incapables de gérer leurs frustrations. Incapables de poursuivre une œuvre de vie.


                                                                 *


Il n'y a qu'une Terre et nous sommes tous dans un même et unique bateau.

Naviguer dans les meilleures eaux implique que nous ramions de concert, au même rythme, vers un objectif commun, en nous stimulant les uns les autres.

Dans ce bateau il n'y a pas de petites, de faibles, d'inutiles rames.
Il n'y a qu'une volonté solidaire.


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Toute bergerie peut cacher un loup. Ainsi, parmi les démocrates se dissimulent de faux démocrates. Les pacifistes hébergent aussi de faux hommes de paix. Parfois on y trouve un humaniste désintéressé. Rien n'est parfait.

C'est pourquoi la démocratie est plus que jamais vitale et à besoin de VOUS.


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Apprenons à nous apprendre, à nous découvrir.

La pleine satisfaction, le bonheur total, la félicité permanente, l'entière béatitude et la sécurité à jamais ne sont d'aucun monde, dans aucune possession matérielle, aucun parti, aucun régime politique, aucune idéologie.

La démocratie permet d'y rêver le plus confortablement du monde
et de se réveiller libre.


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Une armée est une force momentanée qui cache mal son impuissance à faire régner la paix. Elle se condamne à inciter alentour la réciproque.



*



Dans la vie de tous les jours, confieriez-vous votre existence, celle de vos proches, de vos amis, entre les mains d'un seul homme dont vous ne connaîtriez que les promesses ? Alors, pourquoi suivre un dictateur ?


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Répondre à la violence
par la violence
ne sauve rien
ne venge rien
ne répare rien
ne construit rien
et ne fait pas de nous des héros.


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Élisons des femmes, des hommes sociaux ; des gens de paix et de solidarité qui connaissent vraiment les réalités quotidiennes du peuple qui les élève un moment au pouvoir.


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Pour changer de politique il faut changer les élus.

Donc la mentalité des électeurs.


*


Les idées sont faites pour être discutées.

Acceptons le dialogue,
pour sortir des débats stériles, des conflits répétitifs
et passer aux actes constructifs.


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    Offrons à nos enfants des projets de vie. Pas des projets mortels.


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Nous ne pouvons pas aimer tout le monde ni être aimé de tous. Là ne doit pas être le but de notre existence.

Nous pouvons tout de même aimer la vie et la protéger, afin que chacun en profite au mieux.


*


Nous n'avons pas tous la même couleur de peau, ni la même langue, ni les mêmes façons d'interpréter la réalité.

Nous naissons à des époques, dans des familles, au sein d'une histoire et en des lieux que nous n'avons pas choisis.

Pourtant, nous pouvons partager un même idéal : vivre décemment, respecté et en paix. Cela peut commencer par la démocratie.


                                                                 *


Le monde rouille
sous les baisers refusés


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Lorsqu'on ne sait plus faire autre chose que tuer pour avoir raison, pour avoir le dernier mot, pour avoir la paix,
c'est qu'on s'est trompé d'ennemi.


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En politique comme en tout, mentir c'est perdre sa lumière.
C'est faire d'un astre radieux une planète amère.


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Notre Terre n'a aucun étranger.
Elle n'a que des êtres étranges, lorsqu'ils ne se reconnaissent pas pour simplement humains.


*

La démocratie n'est pas un cadeau.
Il faut plus qu'une intention pour qu'elle compte 
et soit d'application.


*


Nous sommes tous des étrangers
les uns pour les autres ; dans un couple, dans une famille, dans un projet,
si nous sommes et restons étrangers
à l'avenir de la planète.


*


Les idées ne s'usent
que si l'on ne s'en sert pas.


*

Le monde se déchire
entre les mains
que l'on ne tend pas


*


Qui veut que s'accomplisse ses rêves
de démocratie, de paix,
doit se réveiller


*


Tant que nous n'aimerons le bonheur que pour nous-même, égoïstement, nous courrons une vie entière après le bonheur sans jamais l'atteindre. La démocratie est un bienfait qu'il faut exiger pour les autres aussi.


*


Lorsque nous n'intervenons pas pour faire cesser une violence, nous en sommes dangereusement complices.


*


L'école ne nous apprend pas assez à devenir des démocrates pacifistes, des adultes éduqués au civisme, à la non-violence et à la solidarité ; ni des adultes dont la première valeur est le respect de la vie d'autrui dans toutes ses formes.


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Chacun nourrit la certitude, la prétention de se croire plus important, d'être éminemment supérieur à autrui. Pourtant, nul ne se fait tout seul. Pas plus que rien ne va de soi.

Ce que nous sommes, nous le devons toujours, au moins pour une part, à quelqu'un, proche ou lointain, connu ou inconnu, contemporain ou non.

La paix, nous la devons toujours un peu à la démocratie et à ceux qui ont lutté et sinvestissent encore et toujours afin qu'elle existe et perdure.


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La "Journée sans voiture"
La "Journée sans tabac"
La "Journée de l'enfant"
La " Journée de l'arbre "

Bien. Magnifique.

A quand le millénaire de la paix ?


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J-M. L. extrait de " Monologues avec variations sur un air démocratique ", Bonneville, septembre 2006









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