L'humain
est
l'être
des
défis
souvent
inutiles,
dispendieux,
ridicules.
Quand
relèvera-t-il
-
et
avec
autant
d'énergie,
de
désintéressement,
de
fougue,
d'obstination
et
de
moyens
-
le
défi
de
faire
de
la
démocratie,
de
la
paix,
de
la
non-violence des
valeurs
primordiales,
incontestables
et
incontestées
?
*
VOTER :
Un
petit clic
Pour
une grande claque
A
l'extrême droite
*
Le
pouvoir n'est pas au bout du fusil
Un
fusil
ça
se
brise.
Le
courage
aussi.
Une
idée,
jamais.
Le
pouvoir
du peuple dort
trop
longtemps
dans
son imaginaire,
dans
sa
volonté
assoupie.
*
Nous
ne savons plus ni donner ni recevoir, tandis que nous distribuons
GRATUITEMENT :
la
haine,
la
violence,
des
balles
et
des
bombes,
des
poisons,
tous
vains
cataclysmes
à
petite
et
grande
échelle
qui
coûtent
très
cher.
Que
faisons-nous
à
nos
enfants
pour
qu'ils
grandissent
si
mal
?
*
Depuis
l'Antiquité,
nous
rêvons
d'une
société
régie
par
les
citoyens.
La
prétention
mesquine
au
pouvoir
fait
souvent
de
certains
démocrates
les
initiateurs
de
régimes
totalitaires,
de
dictatures
déguisées
et
trop
impunies.
Raison
majeure pour laquelle le citoyen ne peut se contenter que simplement
voter.
*
Ce
n'est pas parce que l'on ne sait pas décrocher la Lune qu'il faut se
contenter d'y rêver.
Ce
n'est pas parce que des dirigeants belliqueux entraînent leur peuple
à la guerre qu'il ne faut pas préparer la paix.
*
Lorsque
nous
« plaçons »
de
l'argent,
nous
exigeons
les
meilleurs
taux,
nous
spéculons
et
vérifions
les
comptes,
nous
attendons
des
résultats
rapides
et
mirobolants,
nous
demeurons
vigilants.
Et si nous faisions de même après avoir voté ?
*
Parce
que les criminels n'occupent pas que le bas du pavé, ne renonçons
pas à notre droit électoral.
*
Le
"meilleur
des
mondes"
n'est
peut-être pas de ce monde,
mais
pas
plus dans
la
nostalgie.
Il
reste
à
créer
un
peu
partout,
chaque
jour.
COMME
LA DEMOCRATIE
*
Qui
cracherait
sur
le
confort
que
lui
procure
un
régime
qui
octroierait,
défendrait
un
maximum
de
libertés
à
des
conditions
équitables
et
honnêtes
?
Alors,
pourquoi contester l'utilité du devoir électoral ?
*
La
vraie
multiculturalité
ne
consiste
pas
en
une
espèce
de
respect
poli,
en
une
ironie
discrète,
en
l'usage
modéré
d'une
certaine
curiosité.
Elle
doit signifier,
de part et d'autre,
remise
en
question
profonde
de
nos
errances,
de
nos
erreurs,
de
nos
croyances.
*
Pour
endiguer
la
marée
brune,
il
importe
que
la
démocratie
change
de
peau.
Un
lifting passe toujours par un
mouvement
de
jeunes.
*
La
démocratie
n'a
rien
à
faire
avec
les
marchands
de
canons
ou
les
détaillants
en
chaussettes,
dès
que
leur
industrie
alimente
ou
soutient
un
régime
liberticide.
On
ne meurt pas d'une overdose de boycott.
*
La
haine
subventionnée
en
col
et
cravate
n'est
pas
moindre,
pas
moins
coupable,
pas
moins
stérile
que
celle
qui
endoctrine
sagement,
discrètement,
proprement,
obstinément
…
les
enfants
*
Dans
les pays mafieux
où
sévit la loi des plus forts
monnayeurs
et des amoraux,
la
démocratie est une politique
hors-la-loi,
le
monde
à
l'envers.
Seuls
les
démocrates
sains
peuvent
y changer quelque chose.
*
La
démocratie a tout à craindre
de
ceux
qui
bénéficient
de
ses
bienfaits,
sans
lui
apporter
aucun
projet,
aucun
apport
culturel,
social
ou
politique.
*
L'Histoire
nous l'a prouvé maintes fois : avant de commencer à changer, à
renverser la vapeur, nous allons
TOUJOURS
jusqu'au
bout
dans
l'erreur.
Jamais
dans
l’humanisme.
*
Pour
une fraction croissante de la population mondiale
subsister,
simplement
survivre,
est
devenu
un
calvaire,
une
espèce
de
punition
infligée
par
les
nantis.
La
démocratie devrait pouvoir y changer quelque chose
*
Contradictions
mortelles :
nous
exigeons
la
perfection
de
notre
apparence,
de
nos
gadgets.
Sommes-nous
aussi exigeants pour notre environnement, notre alimentation, notre
enseignement, notre démocratie ?
*
Certains
diffusent
en
termes
guerriers
qu'il
faut
être
le
meilleur,
le
plus
fort,
sans
pitié,
un
battant,
pour
écraser
les
autres,
la
concurrence.
La
démocratie
cherche
à
faire
de
chaque
citoyen
l'égal
de
quiconque.
Pas
un
guerrier.
*
Un
peu
partout
dans
le
monde,
les
femmes
n'ont
toujours
pas
obtenu
de
véritable
statut
d'égalité
avecles hommes
qu'elles
mettent
au
monde.
La
démocratie
n'en
a
pas
fini
avec
l'obscurantisme,
la
bêtise,
la
force
imbécile.
*
Nous
n'aimons
pas
la
morale,
ni
les
leçons
en
général.
Parce
que
nous
n'avons
de
mémoire
que
pour
ce
qui
concerne
nos
intérêts,
nos
plaisirs,
notre
petite
sphère
personnelle.
*
En
l'absence d'élévation
de
la
conscience
des
individus
le
civisme,
à
l'instar
du
mot
"paix",
demeurera
un
terme
vide,
une
outre
creuse
au
vacarme
intempestif,
à
l'agitation
inopportune,…
Parce
qu'on
n'y
aura
mis
aucun
sens.
*
Mépriser
le vote équivaut à cracher sur la tombe des martyrs qui se sont
dévoués pour qu'existe un jour la démocratie.
Pour
qu'elle signifie autre chose que du mépris.
*
L'impunité
fait
le
lit
de
la
récidive,
autant
qu’une
justice
qui
ne
se
veut
pas
à
la
hauteur
des
délits.
La
démocratie a pour premier devoir de ne pas tout tolérer, sous
prétexte de s'attirer un maximum de sympathies.
*
Nationalisme,
racisme,
endoctrinement,
fascisme,
fanatisme,
extrémisme,
intégrisme
sont
les
fomenteurs
de
ces
mondes
morts-nés
qui
ne
laissent
derrière
eux
que
ruines
et
milliers
de
morts
qui
devaient
soi
disant
tout
changer
*
QUICONQUE
PARLE…
de
démocratie,
de
droits
de
l'homme,
de
respect
de
la
vie,
de
civisme,
d'écologie,
de
citoyenneté,
de
justice,
de
paix,
de
solidarité,
d'humanisme,
d'éducation,
de
fraternité,
de
partage,
de
non-violence
DOIT
SE
TAIRE…
S'il
ne
pose
au
moins
un
acte
quotidien
en
conformité
avec
ses
paroles.
*
J-M. L. extrait de " Monologues avec variations sur un air démocratique ", Bonneville ,
2006
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