Les
voies de la sagesse sont-elles pénétrables ?
Il est
des situations qui ne souffrent aucun compromis. Comme celles qui
touchent au nucléaire, dont les militaires font un potentiel
immodéré lorsqu’il s’agit d’en imposer aux pays susceptibles
de leur rendre un jour, pour la plus fielleuse des raisons, la pareille. Et d'en imposer en matière de pouvoir.
A ce jeu vicieux,
la surenchère prend vite des allures de concours d’imbécillité.
Depuis
le temps qu’on nous parle de désarmement on ne cesse de constater
que cette belle option bat de l’aile. Pourquoi ?
Depuis
le temps que l’on serine aux « grands » de ce monde que
le refus et l’abandon des armes atomiques est tout ce qu’il y a
de possible, on ne peut que constater qu’en certains endroits de la
planète, les laboratoires, les usines, tournent à plein régime
dans la perspective de fabriquer l’engin mortel sensé mettre tout
le monde d’accord.
D’accord ? Oui, pour ma part, sur un seul point je puis être d'accord sur une solution : la lobotomisation
de tous les indésirables nationalistes, extrémistes,
fondamentalistes, épurateurs frustrés et autres amateurs de dictatures en tous genres qui se mêlent de vouloir dominer une planète entière sur laquelle il n'y aurait plus que de sinistres clones à leur image.
Si le
désarmement relève de la faisabilité, il est évident qu’il doit
être multilatéral. Est-ce possible dans la situation actuelle,
lorsque l’Iran n’est pas du tout disposé à se faire membre du
club des anti-nucléaires ?
Le Traité de Non Prolifération des
armes atomiques, malgré son caractère obligatoire, est donc nié
par l’un ou l’autre pays en mal de « puissance » ;
pays qui n’encourent pour autant la moindre sanction. C’est
intolérable.
Autant
qu'une certaine Belgique, pour ne citer qu’elle, qui s’affiche
comme l’hypocrite partenaire du maintien d’une partie de
l’arsenal atomique européen.
Détenir
un stock d’armes de destruction massive, constitue-t-il pour autant
un gage de sécurité ? Pour qui, à quel degré et pour combien
de temps ?
Prétendre
se protéger des pays voisins, fussent-ils détenteurs du label de
« grande puissance » ou non, ne dissimule-t-il pas le
prétexte idéal pour ambitionner l’alignement sur leur pouvoir
potentiel et, dans le pire des cas, d’assumer le moyen de
déclencher soi-même, à titre punitif, une réaction en chaîne
suicidaire ?
Le
scénario est pourtant connu : user d’une arme de destruction
massive entraînerait aussitôt une riposte à même de constituer un
point final à la connerie humaine. L’effet d’engrenage une fois
déclenché aurait un effet hautement létal pour toutes les parties
incriminées, avec une masse de répercutions toutes plus morbides
les unes que les autres sur un vaste ensemble - sinon la totalité,
de nations non directement concernées.
Sans
parler du risque croissant de la mainmise sur ces armes par des
factions « présumées » terroristes, dont nous ne
pouvons plus douter un instant qu’elles en feraient
un généreux et implacable emploi.
Connaissant le degré
d’inefficacité des services de renseignements et de surveillance,
nous pouvons saisir immédiatement ce que nous sommes en train de
courir comme danger.
Outre
cela, encore, le simple coût qu’entraînent la fabrication, le
transport, le dépôt, l’entretien, la surveillance et
l’entraînement à l’utilisation de ce type d’armes frise
l’hérésie.
En admettant que les voies de la sagesse puissent être pénétrables, sans doute faudrait-il que certains utilisent, pour la pénétrer, une bombe...à intelligence.
Il
n’y a pas une ou dix bonnes raisons de nous désarmer.
Il y en a
autant qu’il y a de ruines et de cadavres potentiels par bombe.
J-M. L. extrait de Chroniques 2010
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