samedi 21 janvier 2012

Et l'Iran poursuit son bonhomme de chemin



Les voies de la sagesse sont-elles pénétrables ?

Il est des situations qui ne souffrent aucun compromis. Comme celles qui touchent au nucléaire, dont les militaires font un potentiel immodéré lorsqu’il s’agit d’en imposer aux pays susceptibles de leur rendre un jour, pour la plus fielleuse des raisons, la pareille. Et d'en imposer en matière de pouvoir. 

A ce jeu vicieux, la surenchère prend vite des allures de concours d’imbécillité.

Depuis le temps qu’on nous parle de désarmement on ne cesse de constater que cette belle option bat de l’aile. Pourquoi ?

Depuis le temps que l’on serine aux « grands » de ce monde que le refus et l’abandon des armes atomiques est tout ce qu’il y a de possible, on ne peut que constater qu’en certains endroits de la planète, les laboratoires, les usines, tournent à plein régime dans la perspective de fabriquer l’engin mortel sensé mettre tout le monde d’accord. 

D’accord ? Oui, pour ma part, sur un seul point je puis être d'accord sur une solution : la lobotomisation de tous les indésirables nationalistes, extrémistes, fondamentalistes, épurateurs frustrés et autres amateurs de dictatures en tous genres qui se mêlent de vouloir dominer une planète entière sur laquelle il n'y aurait plus que de sinistres clones à leur image.

Si le désarmement relève de la faisabilité, il est évident qu’il doit être multilatéral. Est-ce possible dans la situation actuelle, lorsque l’Iran n’est pas du tout disposé à se faire membre du club des anti-nucléaires ? 

Le Traité de Non Prolifération des armes atomiques, malgré son caractère obligatoire, est donc nié par l’un ou l’autre pays en mal de « puissance » ; pays qui n’encourent pour autant la moindre sanction.  C’est intolérable. 

Autant qu'une certaine Belgique, pour ne citer qu’elle, qui s’affiche comme l’hypocrite partenaire du maintien d’une partie de l’arsenal atomique européen.

Détenir un stock d’armes de destruction massive, constitue-t-il pour autant un gage de sécurité ? Pour qui, à quel degré et pour combien de temps ?

Prétendre se protéger des pays voisins, fussent-ils détenteurs du label de « grande puissance » ou non, ne dissimule-t-il pas le prétexte idéal pour ambitionner l’alignement sur leur pouvoir potentiel et, dans le pire des cas, d’assumer le moyen de déclencher soi-même, à titre punitif, une réaction en chaîne suicidaire ?

Le scénario est pourtant connu : user d’une arme de destruction massive entraînerait aussitôt une riposte à même de constituer un point final à la connerie humaine. L’effet d’engrenage une fois déclenché aurait un effet hautement létal pour toutes les parties incriminées, avec une masse de répercutions toutes plus morbides les unes que les autres sur un vaste ensemble - sinon la totalité, de nations non directement concernées.

Sans parler du risque croissant de la mainmise sur ces armes par des factions « présumées » terroristes, dont nous ne pouvons plus douter un instant qu’elles en feraient un généreux et implacable emploi. 

Connaissant le degré d’inefficacité des services de renseignements et de surveillance, nous pouvons saisir immédiatement ce que nous sommes en train de courir comme danger.

Outre cela, encore, le simple coût qu’entraînent la fabrication, le transport, le dépôt, l’entretien, la surveillance et l’entraînement à l’utilisation de ce type d’armes frise l’hérésie.

En admettant que les voies de la sagesse puissent être pénétrables, sans doute faudrait-il que certains utilisent, pour la pénétrer, une bombe...à intelligence.

Il n’y a pas une ou dix bonnes raisons de nous désarmer.
Il y en a autant qu’il y a de ruines et de cadavres potentiels par bombe.


J-M. L.  extrait de Chroniques 2010



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