S’il
ne promet pas un résultat, une panacée, un petit parti – pour
autant qu’il agisse sous une transparente bannière démocratique, à pour lui
de défendre une idée, un but, non d’atteindre - quel qu'en soit le prix, le
pouvoir dans le seul but de l'exercer le plus longtemps possible.
Dans
une Belgique divisée à outrance sur de multiples points aussi
sensibles que récurrents, il devient pourtant évident que la population francophone doit se réveiller, car l’on ne
saurait faire d’une, voire deux, région(s) une nation crédible. La chose n'a jamais été plus flagrante, depuis que le pseudo-unitarisme belge, s'est très rapidement révélé aussi factice que moribond, n’ayant jamais
été échafaudé que sur le marécage des
compromis douteux, sans la moindre consultation populaire.
Aussi
ne serait-il pas grand temps de changer de cap, de passer à autre
chose et de modifier notre approche politique de ce qui subsiste de
notre « pays » ? Affirmatif.
Des
partis majoritaires qui ne briguent que le pouvoir pour lui-même ne
sont guère dignes des électeurs qui leur cèdent, pour ainsi dire les yeux et les oreilles fermées, une confiance qui leur coûte cher. Ils ont beau se plaindre après, ces pauvres électeurs,
qui s’illusionnaient en croyant se reconnaître dans ceux qu’ils
élisent de manière obscurément répétitive. Et les petits partis démocratiques en pâtissent, eux que beaucoup imaginent naviguer aux antipodes des préoccupations du citoyen. Rien n'est plus faux.
Ce n’est évidemment pas digne d’une démocratie qui se
respecte, que d'agir hypocritement pour museler, censurer, nier les
petits partis qui proposent des visions d'avenir innovantes. Car un
petit parti peut très bien avoir de grandes idées, de grands
projets. Hélas, il est des projets qui dérangent grandement certaines autorités politiques, qui n'ont dès lors de cesse de monopoliser les médias, histoire de maintenir leur électorat dans l'ignorance. Le procédé a fait ses preuves !
Dégagé de
l’obsession de la suprématie politique, il est possible
aux modestes partis d’anticiper ô combien plus aisément.
Être un "petit" parti n'empêche aucunement - que du contraire, d'observer de haut le panier de crabes... L’horizon apparaît
nettement plus dégagé, désencombré des corrompus et des
arrivistes. La mêlée des brigueurs de privilèges n’en apparaît
que plus dérisoire, mesquine, honteuse. Haro, donc, sur les indésirables
de cet acabit.
Les
sempiternels partis majoritaires belges fonctionnent souvent dans l’erreur
et dans l’excès – assurés qu’ils sont de détenir LA vérité, LA solution,
avec les finances extorquées aux citoyens benêts. En résulte la
pensée unique, politiquement correcte ; le népotisme et le
dogme Économie. Quel citoyen sous-informé y resterait insensible ?
Lors,
rien de plus normal que ces partis soient quelque peu dérangés par les partis
plus modestes, en moyens, en effectifs, mais certainement pas en lucidité, et
qui ne craignent pas le changement. D’où les attitudes tendant à
les ridiculiser, à les faire passer pour menu fretin sans grand
intérêt.
N’est-ce
pas le propre des démagogues, des populistes, des dictateurs de
faire des promesses creuses, destinées à ne récolter que des voix
en échange de vent ?
N’est-ce pas le propre des pouvoirs
coercitifs, mafieux, de n'avoir pour unique souci que celui d’ignorer la voix du
peuple, une fois les élections passées ? D’où la crainte
des remises en question, des grèves, des ultimatums et autres
référendums.
Qui
s’accorde sur une culture, sur une langue, une justice faisant
sens, peut s’associer et espérer fonctionner en toute équité. Ce n'est pas le cas de la Belgique, où, jusqu’ici, l’union a surtout fait
la farce.
S’unir à un projet audacieux, exigeant, ne signifie pas perdre la face, abandonner
un peu de soi-même, abdiquer ou encore être « lâche ».
On s’associe dans un projet parce qu’il est – et doit être un projet
COMMUN. Hors de ce
principe fondamental, il ne faut pas s’étonner de songer
au divorce. D'ailleurs n'est-ce pas la plus sage résolution lorsqu'il n'y a plus que des incompatibilités pour trôner au milieu du ménage ?
C’est
la communauté des sentiments et des idées qui font les unions
réussies. La Belgique n’en a jamais été aussi éloignée. En
conséquence : mieux vaut cesser de subir un destin que l'on ne s'est pas choisi !
Il est
probablement temps de se désolidariser, sans panique, des vieilles
mentalités, des usages politiques périmés, et d’investir notre
énergie de citoyens autrement, sous d’autres cieux, avec des
partenaires plus respectueux des droits et des libertés.
Des partenaires avec
lesquels nous pouvons maintenir un dialogue constructif d’égal à
égal afin d’insuffler un sang neuf dans une francophonie qui a
(entre autres) un besoin urgent de sens civique, d’une éducation
respectueuse des normes d’État et d’une sensibilisation aux
devoirs démocratiques qui ne sauraient se soustraire à une
impérative laïcité.
Notre
Wallonie peut trouver tout cela et quantités d’autres choses dans
une grande nation républicaine voisine qui respecte les identités,
et se trouve être 4ème puissance économique au
monde…
Oui, autant savoir.
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