Il est vrai que si avons à nous
féliciter de connaître une paix durable entre vieilles nations européennes
naguère belliqueuses et nous enorgueillir du projet d’une Europe se destinant à
vivre la concorde, le résultat actuel doit faire se retourner dans sa tombe
Robert Schuman qui ambitionnait certainement tout autre chose pour les européens.
L’Europe d’aujourd’hui, sous la
domination croissante de spéculateurs douteux, s’enlise dans une forme de
dictature qui ne craint nullement de s’afficher ouvertement.
C’est désormais la même Europe
qui prend inconsciemment le risque de faire se jeter à nouveau les unes contre
les autres certaines nations aujourd’hui harcelées ou en voie de l’être très
prochainement, sommées de se plier aux invraisemblables conditions budgétaires
dictées par les oligarques en cols et cravates de la Commission Européenne.
L’Europe ne peut persévérer dans
la voie de l’ingérence, de l’ultralibéralisation, du mondialisme effréné, ni se
vouloir une Europe de pauvres au bénéfice des riches. Entre les mains de cette
Europe-là nous ne sommes pas entre de bonnes mains, car elle nuit gravement à
la démocratie.
Par passivité ou fatalisme
stupide ; en abandonnant notre dignité et notre avenir aux Sarkozy, Merkel
et consorts, nous les confortons dans leurs funestes projets qui ne sont en
rien des projets communs incluant, tel qu’il se devrait, l’approbation légitime
des peuples concernés.
Dans l’état actuel des choses,
chaque membre du « club » doit revoir sa position, exiger de rester
maître dans ses frontières, maître de ses projets, de ses attentes, de ses lois
internes et exiger le respect de ses citoyens.
Chaque pays doit exiger de
pouvoir quitter l’Union à tout moment et même revendiquer le droit d’abandonner
l’euro pour revenir à une monnaie nationale s’il le désire.
Pour ne pas en venir à une
situation similaire à celle que connaît la Grèce, nous devons réagir. Nous ne pouvons plus
laisser l’Europe décider, pour 500 millions de citoyens, de la façon dont ils
seront mis en demeure de se soumettre et de payer plus, encore et toujours
plus, pour hisser au pouvoir une Union qui n’aura demain plus rien d’humaniste,
de démocratique ni d’enviable.
Parce qu’une telle Union
méprisante, liberticide, despotique aura alors à être - comble de l’ironie, combattue
pour être poussée à sa perte de la pire manière si nos votes futurs n’y suffisent
pas.
Pas de popularité pour les
Europicides !
J-M. L.

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