jeudi 16 février 2012

Non à une Europe-pressoir !


Il est vrai que si avons à nous féliciter de connaître une paix durable entre vieilles nations européennes naguère belliqueuses et nous enorgueillir du projet d’une Europe se destinant à vivre la concorde, le résultat actuel doit faire se retourner dans sa tombe Robert Schuman qui ambitionnait certainement tout autre chose pour les européens.

L’Europe d’aujourd’hui, sous la domination croissante de spéculateurs douteux, s’enlise dans une forme de dictature qui ne craint nullement de s’afficher ouvertement.

C’est désormais la même Europe qui prend inconsciemment le risque de faire se jeter à nouveau les unes contre les autres certaines nations aujourd’hui harcelées ou en voie de l’être très prochainement, sommées de se plier aux invraisemblables conditions budgétaires dictées par les oligarques en cols et cravates de la Commission Européenne.

L’Europe ne peut persévérer dans la voie de l’ingérence, de l’ultralibéralisation, du mondialisme effréné, ni se vouloir une Europe de pauvres au bénéfice des riches. Entre les mains de cette Europe-là nous ne sommes pas entre de bonnes mains, car elle nuit gravement à la démocratie.

Par passivité ou fatalisme stupide ; en abandonnant notre dignité et notre avenir aux Sarkozy, Merkel et consorts, nous les confortons dans leurs funestes projets qui ne sont en rien des projets communs incluant, tel qu’il se devrait, l’approbation légitime des peuples concernés.

Dans l’état actuel des choses, chaque membre du « club » doit revoir sa position, exiger de rester maître dans ses frontières, maître de ses projets, de ses attentes, de ses lois internes et exiger le respect de ses citoyens.

Chaque pays doit exiger de pouvoir quitter l’Union à tout moment et même revendiquer le droit d’abandonner l’euro pour revenir à une monnaie nationale s’il le désire.

Pour ne pas en venir à une situation similaire à celle que connaît la Grèce, nous devons réagir. Nous ne pouvons plus laisser l’Europe décider, pour 500 millions de citoyens, de la façon dont ils seront mis en demeure de se soumettre et de payer plus, encore et toujours plus, pour hisser au pouvoir une Union qui n’aura demain plus rien d’humaniste, de démocratique ni d’enviable.

Parce qu’une telle Union méprisante, liberticide, despotique aura alors à être - comble de l’ironie, combattue pour être poussée à sa perte de la pire manière si nos votes futurs n’y suffisent pas.

Pas de popularité pour les Europicides ! 

                                                                                                                                  J-M. L.

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