La France sort de ses usines une bombe d'un type apparemment connu : H. Comme Hollande.
Une
France mitigée, dont une moitié croit avoir connu le pire (alors
qu'il est encore à venir) et l'autre moitié s'imagine qu'elle peut entonner son chant de gloire alors qu'elle ne trône jamais que sur un
tas de fumier.
Cette
France androgyne a donné son verdict et choisi un invertébré pour
président. Un mollusque dont le règne risque fort de s'avérer
délicat, difficile sinon éphémère, sachant que plus de la moitié
des français n'en voulaient pas aux gouvernes de leur pays. Et
ce n'aura pas été faute d'alternative.
Au
delà des spéculations prévisionnelles, des bilans, il demeure les
mots, de pauvres mots pour dire l'amertume, le dépit, la
consternation. Quand tous les arguments du monde ne se résument plus
qu'à des chiffres on se sent faible, fragile, dérisoire sinon
pitoyable lorsque ces mêmes chiffres ne parviennent pas à faire
franchement pencher la balance.
La
démocratie a parlé. Admettons. Mais qu'en font ses usagers ?
La France vient de donner une image d'elle mollassonne, à l'identique du sud de la Belgique, dont le coquelet empapillonné doit se
prendre à rêver d'une Universelle Internationale béate et
rédemptrice.
Mais
la France est-elle à plaindre pour autant ? Ni plus ni moins
que la Belgique puisque désormais elle navigue sous le même
pavillon rouge...à bord d'un paquebot dont le gouvernail est faussé et
qui prend l'eau de toutes parts. On n'a jamais que les dirigeants que
l'on mérite.
Où
sont les Lumières d'antan ? De deux maux, les français ont
probablement choisi le pire. Au mépris des avertissements, ils ont
joué avec les allumettes en n'y voyant que le feu de l'innocence.
Mais le réveil sera dur. Pour tout dire, il sera à la mesure de l'indigence
cérébrale de millions d'électeurs. Maladie épidémique dont
souffre d'ailleurs notre Wallonie...de "Cocagne".
Inutile
d'en faire à nouveau l'inventaire, le palmarès du socialisme dans
le monde est éloquent quant à ses « succès ». Pas quoi
mettre un demi-pays en liesse... Nous qui rêvions d'une France
libertaire, tournée vers le vrai changement, nous pouvons nous
préparer à sortir les mouchoirs et ranger les drapeaux tricolores.
Car il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser.
Dommage
que nous, pauvres Wallons, ne sommes pas encore français. Sans doute
aurions-nous pu contribuer à infléchir le cours de l'Histoire dans
un tout autre sens. C'est
probablement toute l'Europe qui va s'en mordre les doigts. Déjà que celle-ci
n'a rien d'une réussite, pas plus que son euro, le rouge est mis qui
ne va rien arranger.
Une fois de plus, la France a trébuché, tandis que sur le siège
présidentiel – que l'on souhaiterait plus éjectable que cela, il est un pantin qui mouille d'aise son nouveau lange. Les esclaves-nés ne
se choisissent-ils pas les maîtres qui leurs ressemblent ? Pauvre
France qui risque d'offrir un panorama économique similaire à celui
de la Wallonie...
Le
pire, avec ce que nous réserve la bombe « H », est que
le chemin des futurs prétendants à la présidence sera désormais
semé de terribles embûches. Dans un premier temps nous n'irons certainement pas
vers un printemps français, mais vers une morne apathie et d'amers
remords. Une bonne part des français vient de réussir à prouver
que les humains vont toujours jusqu'au bout de leur bêtise – avec
tout ce que cela implique comme conséquences, avant de commencer à
battre en retraite, à rugir et à se révolter.
Les
jeux sont faits et rien ne va plus, tandis que beaucoup d'entre les
Français, et des Wallons qui le sont de cœur souhaitent à présent
que le temps passe très vite.
Place !
Place ! Sa Grandeur va pouvoir entamer séance tenante son jeu
de massacre. Car il y aura des têtes à faire tomber, des copains à
placer, des passe-droits à distribuer, des lois ineptes à ratifier
dans la bonne tradition socialiste dont les effets ne vont pas tarder
à se faire sentir.
Le peuple a voté ? Parfait, qu'il la ferme
à présent ! Comme les 18 % d'abstentionnistes.
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