dimanche 6 mai 2012

LA FRANCE ETOFFE SON ARSENAL


La France sort de ses usines une bombe d'un type apparemment connu : H. Comme Hollande.

Une France mitigée, dont une moitié croit avoir connu le pire (alors qu'il est encore à venir) et l'autre moitié s'imagine qu'elle peut entonner son chant de gloire alors qu'elle ne trône jamais que sur un tas de fumier.
Cette France androgyne a donné son verdict et choisi un invertébré pour président. Un mollusque dont le règne risque fort de s'avérer délicat, difficile sinon éphémère, sachant que plus de la moitié des français n'en voulaient pas aux gouvernes de leur pays. Et ce n'aura pas été faute d'alternative.
Au delà des spéculations prévisionnelles, des bilans, il demeure les mots, de pauvres mots pour dire l'amertume, le dépit, la consternation. Quand tous les arguments du monde ne se résument plus qu'à des chiffres on se sent faible, fragile, dérisoire sinon pitoyable lorsque ces mêmes chiffres ne parviennent pas à faire franchement pencher la balance.
La démocratie a parlé. Admettons. Mais qu'en font ses usagers ? La France vient de donner une image d'elle mollassonne, à l'identique du sud de la Belgique, dont le coquelet empapillonné doit se prendre à rêver d'une Universelle Internationale béate et rédemptrice.
Mais la France est-elle à plaindre pour autant ? Ni plus ni moins que la Belgique puisque désormais elle navigue sous le même pavillon rouge...à bord d'un paquebot dont le gouvernail est faussé et qui prend l'eau de toutes parts. On n'a jamais que les dirigeants que l'on mérite.
Où sont les Lumières d'antan ? De deux maux, les français ont probablement choisi le pire. Au mépris des avertissements, ils ont joué avec les allumettes en n'y voyant que le feu de l'innocence. Mais le réveil sera dur. Pour tout dire, il sera à la mesure de l'indigence cérébrale de millions d'électeurs. Maladie épidémique dont souffre d'ailleurs notre Wallonie...de "Cocagne".
Inutile d'en faire à nouveau l'inventaire, le palmarès du socialisme dans le monde est éloquent quant à ses « succès ». Pas quoi mettre un demi-pays en liesse... Nous qui rêvions d'une France libertaire, tournée vers le vrai changement, nous pouvons nous préparer à sortir les mouchoirs et ranger les drapeaux tricolores. Car il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser.
Dommage que nous, pauvres Wallons, ne sommes pas encore français. Sans doute aurions-nous pu contribuer à infléchir le cours de l'Histoire dans un tout autre sens. C'est probablement toute l'Europe qui va s'en mordre les doigts. Déjà que celle-ci n'a rien d'une réussite, pas plus que son euro, le rouge est mis qui ne va rien arranger.
Une fois de plus, la France a trébuché, tandis que sur le siège présidentiel – que l'on souhaiterait plus éjectable que cela, il est un pantin qui mouille d'aise son nouveau lange. Les esclaves-nés ne se choisissent-ils pas les maîtres qui leurs ressemblent ? Pauvre France qui risque d'offrir un panorama économique similaire à celui de la Wallonie...
Le pire, avec ce que nous réserve la bombe « H », est que le chemin des futurs prétendants à la présidence sera désormais semé de terribles embûches. Dans un premier temps nous n'irons certainement pas vers un printemps français, mais vers une morne apathie et d'amers remords. Une bonne part des français vient de réussir à prouver que les humains vont toujours jusqu'au bout de leur bêtise – avec tout ce que cela implique comme conséquences, avant de commencer à battre en retraite, à rugir et à se révolter.
Les jeux sont faits et rien ne va plus, tandis que beaucoup d'entre les Français, et des Wallons qui le sont de cœur souhaitent à présent que le temps passe très vite.
Place ! Place ! Sa Grandeur va pouvoir entamer séance tenante son jeu de massacre. Car il y aura des têtes à faire tomber, des copains à placer, des passe-droits à distribuer, des lois ineptes à ratifier dans la bonne tradition socialiste dont les effets ne vont pas tarder à se faire sentir. 
Le peuple a voté ? Parfait, qu'il la ferme à présent ! Comme les 18 % d'abstentionnistes.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire